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MEDIA FUTURES

Les artistes et les start-ups utilisent les données pour relever les défis de la désinformation

media futures

Le projet européen « MediaFutures » intègre dans son programme les start-ups et les artistes, qui recevront un financement sans intérêt, pouvant aller jusqu'à 80 000 euros, pour lutter contre la désinformation à l'aide de données.

MediaFutures, un nouveau pôle d’innovation en matière de données qui réunit des startups, des PME et des artistes pour résoudre les défis du secteur des médias, a annoncé aujourd’hui les premiers projets qui rejoignent ses programmes de soutien aux startups et aux artistes. Grâce à cette initiative, financée par le programme de recherche et d’innovation « Horizon 2020 » de l’Union européenne, 19 projets recevront du financement, un encadrement et une formation pour développer leurs idées innovantes qui s’attaquent à la désinformation par l’utilisation de données. Il s’agit d’un projet dont ZABALA fait partie, en tant que responsable des appels ouverts avec la méthodologie de « financement en cascade, » et participe activement aux actions de diffusion et d’innovation sociale.

Selon Alexandra Garatzogianni, coordinatrice de MediaFutures, responsable du transfert de connaissances et de technologies et coordinatrice de projets européens à l’université Leibniz de Hanovre, « l’infodémie qui a accompagné la pandémie de coronavirus au cours de l’année passée a démontré l’urgence de s’attaquer à la désinformation. MediaFutures est en train de créer un centre multidisciplinaire d’innovation des données pour l’Europe, où les start-ups, les PME et les artistes reçoivent un soutien multiforme dont ils ont besoin pour développer leurs idées et leurs solutions, renforçant ainsi l’industrie des médias. Nous sommes ravis d’accueillir les premiers startups, PME et artistes au sein du programme MediaFutures et de les voir se développer au cours des six prochains mois. »

Les artistes et les start-ups rejoignent le programme MediaFutures

MediaFutures propose trois programmes : « Artists for Media, » une résidence d’artistes, « Start-ups for Citizens, » un accélérateur de start-ups, et « Start-up meets Artist, » un programme unique qui aide les artistes et les start-ups à travailler ensemble sur un projet.

5 projets rejoignent le programme de résidence d’artiste, recevant jusqu’à 30 000 euros. En outre, 7 startups et 7 projets de collaboration entre start-ups et artistes recevront 5 000 euros et un mois pour développer leur idée. Ils auront ensuite la possibilité de postuler et de gagner l’une des sept places de la phase suivante du programme, en recevant jusqu’à 80 000 euros.

Les artistes pour les médias

Les projets suivants sont intégrés au programme d’artistes en résidence :

  • Critical Climate Machine : l’artiste visuel, Gaëtan Robillard, développera une sculpture numérique et une installation sonore qui quantifie et révèle les mécanismes de désinformation sur le réchauffement climatique.
  • Le miroir magique du mal : Obvious Collective, un groupe d’artistes travaillant avec l’intelligence artificielle, créera un miroir dans lequel son reflet communiquera du contenu incorrect sur des théories de conspiration connues.
  • Le sandwich social : le studio d’art, Fast Familiar, va développer une œuvre d’art sociale basée sur une application qui encourage le public à pratiquer la coopération et l’esprit critique.
  • Soft Evidence : les artistes conceptuels, Dejha Ti et Ania Catherine, créeront une série de scènes visuelles qui n’ont jamais eu lieu, des films manipulés par des machines, entraînées à mentir.
  • 730 Heures de violence : Domestic Data Streamers, un mélange de designers, de spécialistes des sciences sociales, d’ingénieurs et de technologues créatifs, combinera le pouvoir de la narration avec les données et les arts pour un projet participatif explorant la désinformation et la violence.

Les start-ups pour les citoyens

Les projets suivants rejoignent le programme d’accélération des start-ups :

  • ATMOSPHÈRES : en s’appuyant sur les arts participatifs, le design et les technologies numériques émergentes, la start-up Hum Studio Interactive développera une application pour encourager les jeunes à s’intéresser aux questions de changement climatique par le biais de la musique et de la réalité augmentée.
  • Combler le fossé – l’entreprise Gokind : inspirée par le système bancaire ouvert de l’UE, la startup Gokind améliorera l’accès des citoyens aux informations sur les efforts des entreprises en matière de durabilité et d’égalité.
  • Contemporary Tab : une équipe d’artistes et de travailleurs culturels, sans but lucratif, développera une plateforme numérique où les citoyens pourront s’engager dans le journalisme artistique de qualité et soutenir les arts.
  • Comms Open the Box : Dataninja développera une plateforme numérique éducative pour les enseignants et les éducateurs afin d’enseigner aux élèves la maîtrise des données pour contrer la désinformation.
  • DEEP : la startup XR Impact créera une expérience immersive de RV, s’appuyant sur la science comportementale et un cadre de données féministes, pour évaluer et contextualiser les données Covid-19.
  • ISKA42 : la startup OWN Intelligence va créer un assistant numérique basé sur l’apprentissage automatique pour mettre les connaissances scientifiques à la disposition de tous via leur téléphone portable.
  • SURU Together : développement d’une plateforme centrée sur la communauté, utilisant des données sur le coronavirus, pour favoriser les conversations entre groupes et les discussions significatives en petits groupes afin d’aborder les problèmes au niveau de la communauté.

La rencontre entre une start-up et un artiste

Les projets suivants viennent s’ajouter au programme de collaboration entre les équipes de startup et les artistes :

  • Une communauté de discussion : la start-up d’économie circulaire, Mercato Circolare, collaborera avec le collectif d’artistes Pop Economix pour créer une performance théâtrale interactive sur le changement climatique.
  • COVID-AR : la start-up de réalité augmentée, Intellia ICT, collaborera avec la société d’art, Till Noon, pour créer des graphiques 3D, des animations et du contenu RA afin de lutter contre la désinformation sur les pandémies et d’améliorer la connaissance des données.
  • Comment lire une bibliothèque : Studio Remco van Bladel, un studio de conception multidisciplinaire, collaborera avec l’artiste Mariana Darvas Lanari pour développer des outils numériques et des œuvres d’art afin d’aider le public à accéder aux connaissances contenues dans les collections des bibliothèques et à les partager.
  • HYPERVIZ : l’entreprise spatiale et logicielle, ScanWorld, collaborera avec l’équipe interdisciplinaire, Studio De Wilde, pour faire comprendre au grand public comment l’imagerie satellitaire peut aider la société, par la gestion de l’environnement et à analyser la façon dont les pandémies affectent la société.
  • JECT-SENSE : Ject.AI, un outil numérique destiné aux salles de presse, collaborera avec l’artiste médiatique, Antoni Petrov Rayzhekov, pour mettre au point des moyens novateurs et non conventionnels, permettant aux journalistes et au grand public de participer à la couverture de l’actualité.
  • PONTE : EZC.Partners et le Cynefin Centre collaboreront avec l’artiste plasticienne, Annika Varjonen, pour combiner les plateformes technologiques, les données narratives et l’art afin de lutter contre les divisions et la radicalisation dans les communautés, ainsi que pour développer un plugin sur les médias sociaux qui dirige les utilisateurs vers un contenu différent de celui qu’ils voient habituellement.
  • SINE : La startup d’IA IN2 va collaborer avec l’artiste d’installation et de cinéma, Haseeb Ahmed, pour créer un outil permettant d’étudier la manière dont la science est rapportée, un sujet parfois sensationnalisé, voire oublié.

Pour plus d’informations sur chaque projet, consultez le site : https://mediafutures.eu/projects/

MediaFutures lancera son deuxième appel en 2021. Pour plus d’informations sur le programme, veuillez consulter : https://mediafutures.eu/