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France 2030 soutient les PME innovantes dans la cybersécurité

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Les points clés de cet article

L’appel à projets « Soutien au développement de solutions de cybersécurité et à l’amélioration de la maturité de l’offre dans l’écosystème » accompagne les PME et startups françaises dans le développement de technologies innovantes, la qualification de leurs prestations et leur participation aux travaux de normalisation. Inscrit dans le cadre de France 2030, il propose des subventions pouvant atteindre 100 000 euros. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 19 janvier 2028, avec une relève intermédiaire le 17 février 2027.

Trois axes de soutien. Le dispositif finance l’innovation technologique, la montée en compétences et la normalisation en cybersécurité.
Sept thématiques prioritaires. Le dispositif couvre des enjeux variés, de la protection des systèmes numériques à la sécurisation des équipements et des données.
PME françaises. Le financement s’adresse exclusivement aux PME immatriculées en France et présentant des projets individuels.
Subventions jusqu’à 100 000 euros. Le taux d’aide peut atteindre 100 % des dépenses éligibles selon le régime applicable.
Deux échéances. Les entreprises peuvent déposer leur candidature jusqu’au 19 janvier 2028, avec une relève intermédiaire le 17 février 2027.

Renforcer l’offre française de cybersécurité et accompagner les PME et les startups dans le développement de solutions innovantes : telle est l’ambition de l’appel à projets Soutien au développement de solutions de cybersécurité et à l’amélioration de la maturité de l’offre dans l’écosystème. Inscrit dans le cadre de France 2030 et mis en œuvre par Bpifrance avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), ce dispositif propose des subventions pouvant atteindre 100 000 euros. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 19 janvier 2028, avec une relève intermédiaire le 17 février 2027.

Cet appel à projets est financé à parts égales par France 2030 et l’Union européenne, au titre du programme Digital Europe et s’inscrit dans la stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, qui vise notamment à renforcer la résilience numérique et la souveraineté technologique de la France. L’objectif est d’accompagner les entreprises à différents stades de maturité, depuis la conception de nouvelles technologies jusqu’à l’amélioration de la qualité des prestations et au renforcement de leur présence dans les instances de normalisation.

Quels projets sont attendus ?

Le dispositif est structuré autour de trois axes complémentaires, qui répondent aux besoins de développement et de consolidation de l’écosystème français de cybersécurité. Le premier axe concerne le développement de solutions techniques innovantes, avec pour objectif de faire émerger des prototypes et des démonstrateurs. Sept thématiques sont particulièrement ciblées.

  • Cryptographie post-quantique : développement de solutions résistantes aux futures menaces quantiques et d’outils facilitant la migration des systèmes.
  • Dépendances logicielles : conception d’outils de cartographie, d’analyse des vulnérabilités et de sécurisation des composants.
  • Interconnexion industrielle : développement de passerelles sécurisées entre réseaux industriels (OT) et informatiques (IT), notamment pour les petites installations.
  • Authentification USB : création de dispositifs et de solutions logicielles permettant de garantir l’authenticité des périphériques.
  • Identité numérique : surveillance des certificats associés aux portefeuilles européens d’identité numérique afin de détecter les anomalies et les fraudes.
  • Réutilisation du matériel : développement de solutions permettant la mutualisation et le réemploi sécurisé des équipements informatiques.
  • Intelligence artificielle : intégration d’outils d’IA dans les activités d’évaluation et de certification en cybersécurité.

Le deuxième axe accompagne les prestataires de services de cybersécurité souhaitant préparer une démarche de qualification auprès de l’ANSSI. Il soutient notamment la réalisation d’audits d’écart et l’élaboration de plans de montée en compétences. Les organismes d’évaluation de la conformité des services peuvent également bénéficier d’un accompagnement pour développer ou maintenir leurs compétences.

Le troisième axe vise à renforcer la participation des PME et startups aux travaux de normalisation. Les projets peuvent notamment porter sur des formations, la participation à des instances spécialisées, l’accompagnement d’autres entreprises ou la rédaction de profils de protection destinés à la certification de produits.

Qui peut bénéficier de ce financement ?

Le dispositif s’adresse exclusivement aux PME répondant à la définition européenne et immatriculées en France au registre du commerce et des sociétés. Seuls les projets individuels sont éligibles : les consortiums et les établissements de recherche sont exclus.

Les projets doivent présenter une assiette de dépenses éligibles comprise entre 30 000 et 100 000 euros. Leur durée indicative est de huit à dix mois. Pour la seconde relève, les travaux devront impérativement s’achever au plus tard le 31 mai 2029.

Quelles sont les modalités de financement ?

L’aide prend la forme d’une subvention comprise entre 30 000 et 100 000 euros, dont l’intensité dépend du régime applicable. Le taux peut atteindre 100 % des dépenses éligibles sous le régime de minimis. Dans le cadre du régime d’aides à la recherche, au développement et à l’innovation, il est plafonné à 45 % pour les petites entreprises et à 35 % pour les moyennes entreprises.

Les dépenses éligibles comprennent notamment les frais de personnel, les coûts de sous-traitance, les amortissements des équipements de R&D, les frais de déplacement et certaines dépenses d’exploitation directement liées au projet.

Comment candidater ?

Les projets seront évalués selon leur caractère innovant, leur faisabilité technique, leur adéquation avec les priorités stratégiques et leurs retombées économiques. Leur performance environnementale et leur contribution à la souveraineté numérique seront également examinées.

Les candidatures doivent être déposées en ligne sur la plateforme Picxel de Bpifrance. Après une vérification administrative, les dossiers feront l’objet d’une instruction technique par l’ANSSI, puis d’une évaluation approfondie avant la décision finale d’attribution des aides.