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Cloud : une nouvelle stratégie nationale dans le cadre de France Relance

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Le 17 mai 2021, Bruno Le Maire et quelques membres de son ministère ont annoncé la nouvelle stratégie nationale pour le Cloud dans le cadre de France Relance. En voici les prémices.

Selon les prévisions de Gartner (cabinet de conseil et de recherche), le marché du PaaS (Platform as a service : un environnement en nuage où l’on peut développer, gérer et héberger des applications) a généré plus de 20 milliards de dollars de revenus en 2019. Du fait de sa croissance exponentielle, ce chiffre devrait doubler d’ici 2022.

Il existe 3 catégories de services de cloud computing : IaaS (Infrastructure as a service), PaaS (Platform as a service) et Saas (Software as a service). Il existe une multitude d’autre types de service de cloud computing mais ceux mentionnés, sont ceux qui nous intéressent le plus.

–          Ici, le service consiste à l’accès à la demande aux ressources informatiques telles que le réseau, le stockage et les serveurs ;

–          Le service proposé par le Paas consiste au développement, à la gestion et à l’hébergement d’une application ;

–          Le service de Saas est le service le plus plébiscité qui demande le moins d’effort du client puisque le fournisseur du cloud donne un accès direct à son logiciel via une simple connexion internet.

Pour ceux qui disposent de ressources disponibles, il est possible d’occuper la majorité du marché  des PaaS en développant une solution commune couvrant l’ensemble des  services. Ces fournisseurs connus et reconnus sont, comme vous vous en doutiez les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

Cette stratégie gouvernementale repose sur trois piliers qui ont chacun des défis à relever à l’échelle nationale :

  • Le premier est la promesse d’un label Cloud de confiance. Le but étant de permettre aux usagers français de bénéficier des services de Cloud mondiaux tout en assurant la protection de leurs données.

Ce label Cloud de confiance, qui repose notamment sur le visa SecNumCloud délivré par l’ANSSI sera octroyé aux fournisseurs de service. Il offrira donc un double niveau de sécurisation – juridique et technique – aux entreprises et administrations françaises. C’est pourquoi le label Cloud de confiance permettra de nouvelles combinaisons comme la création d’entreprises alliant actionnariat européen et technologies étrangères sous licence. Cette politique répond ainsi à un besoin clair : donner accès au meilleur niveau de service tout en garantissant un niveau de sécurité élevé.

  • Le deuxième consiste en la centralisation du Cloud, il s’agit de moderniser l’action publique grâce aux diverses technologies proposées par le Cloud.

« Le Gouvernement fait du Cloud un prérequis pour tout nouveau projet numérique au sein de l’État, afin d’accélérer la transformation publique au bénéfice des usagers et dans le strict respect de la cybersécurité et de la protection des données des citoyens et des entreprises. »

–          Accélération de la mise en œuvre de la transformation numérique des administrations

–          Hébergement des données sur le cloud de l’Etat ou sur un cloud qualifié détenant les certifications nécessaires (comme indiqué plus haut).

  • Enfin, le troisième et dernier pilier consiste en une politique industrielle visant à accompagner la construction du Cloud. Ce qui a pour objectif le développement de la souveraineté française en termes de partage de données en nuage.

Ce pilier constitue un soutien direct à des projets ayant un fort potentiel dans le cadre du 4e Programme d’Investissement d’Avenir et de France Relance. Il permettra à la France, mais aussi à l’Europe d’assurer sa souveraineté technologique via : les solution PaaS), l’intelligence artificielle, le big data ainsi que les suites logicielles de travail collaboratifs.

Pour en savoir plus, rendez-vous ici.