
Actualités
Horizon Europe
Horizon Europe : découvrez les programmes de travail préliminaires 2026–2027
Premiers éléments clés pour concevoir des propositions compétitives dans un environnement de financement exigeant
Entrepreneuriat
La Commission européenne propose 26 mesures pour améliorer l’environnement juridique, financier et technologique des start-up

Dans un contexte de transformation économique et de concurrence mondiale croissante, la Commission européenne a lancé une nouvelle stratégie pour les entreprises émergentes (start-up) et en expansion (scale-up, selon le terme anglais). Il s’agit d’une feuille de route comprenant 26 actions destinées à lever les obstacles qui freinent la croissance de ces entreprises sur le marché unique européen, avec pour objectif de créer un environnement plus favorable à l’innovation technologique, à l’attraction des talents et à l’accès au financement.
Cette initiative intervient après la publication du rapport Draghi, qui identifie l’innovation comme l’un des piliers stratégiques pour garantir la compétitivité de l’Europe dans les décennies à venir. Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative Choisir l’Europe, un plan plus vaste porté par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, visant à attirer et retenir les talents scientifiques.
Le document souligne la nécessité d’agir rapidement face aux défis actuels, et désigne les start-up comme des moteurs clés pour renforcer la résilience, l’autonomie stratégique et la durabilité économique du Vieux Continent.
La nouvelle stratégie européenne s’articule autour de cinq domaines principaux : améliorer l’environnement réglementaire pour l’innovation, accroître les financements disponibles, faciliter l’accès au marché, retenir les talents hautement qualifiés et garantir l’accès aux infrastructures et services technologiques.
Le constat de départ, cependant, n’est pas nouveau. Les experts assurent que l’Europe traîne depuis des années une série d’obstacles structurels qui freinent la croissance durable des entreprises innovantes. « En pratique, de nombreuses start-up développent leur modèle économique en Europe mais, au moment de passer à l’échelle supérieure, elles recherchent des capitaux et des opportunités en dehors de l’UE », explique Sara Mateo, responsable du domaine d’expertise Entrepreneuriat chez Zabala Innovation. « Le problème ne réside pas uniquement dans le financement, mais aussi dans la fragmentation réglementaire et l’absence d’un cadre commun efficace entre les différents États membres de l’UE », ajoute-t-elle.
Bruxelles entend s’attaquer à ces problèmes avec des mesures telles qu’un nouveau régime européen optionnel pour les start-up, qui comprendrait des propositions de simplification dans des domaines comme la fiscalité, le droit du travail ou les procédures d’insolvabilité. Il est même envisagé de permettre la création d’une entreprise en Europe en un délai maximal de 48 heures.
L’un des principaux obstacles pour les start-up européennes est l’accès au capital durant la phase de croissance, également appelée scale-up. La stratégie communautaire propose une série de réformes pour combler cette lacune, notamment le renforcement du Conseil européen de l’innovation (EIC, selon son sigle en anglais) et la création d’un Fonds Scale-up Europe, géré de manière privée mais cofinancé par Bruxelles. « Ces initiatives sont les bienvenues, mais le défi est de taille : il s’agit de rivaliser avec des géants comme les États-Unis ou la Chine, qui disposent d’écosystèmes de financement bien plus dynamiques et connectés à l’industrie », souligne Mateo.
Un autre élément clé de la stratégie est l’attraction et la rétention des talents. La Commission européenne propose la création d’un tapis bleu pour faciliter l’obtention de permis de séjour et de travail pour les fondateurs de start-up très innovantes, ou encore le télétravail transfrontalier, assurant ainsi la captation de talents de haut niveau au-delà des frontières de l’UE. Elle prévoit également de revoir le traitement fiscal des stock-options pour les employés, un outil courant dans les écosystèmes comme celui des États-Unis mais encore peu utilisé en Europe en raison de sa complexité fiscale.
« La mobilité des talents est essentielle, mais on ne peut ignorer la charge administrative que de nombreuses start-up continuent de supporter. Pour rivaliser à armes égales, l’Europe a besoin non seulement de cadres juridiques flexibles, mais aussi d’administrations publiques numérisées et réactives », souligne Mateo.
À ce titre, Bruxelles propose de développer un portefeuille d’entreprise européen, permettant aux start-up d’interagir numériquement avec les administrations publiques via une identité numérique unifiée.
Dans ce contexte, un aspect innovant de la stratégie est la promotion du programme Lab to Unicorn, une initiative visant à transformer la recherche scientifique en modèles économiques évolutifs. L’idée est de renforcer le lien entre les universités et le secteur privé à travers des hubs européens d’innovation et des mesures facilitant l’octroi de licences, le partage des revenus ou la création de spin-offs.
« Le passage du laboratoire au marché reste un défi majeur en Europe. Il ne suffit pas de disposer de connaissances scientifiques de qualité, il faut aussi une culture entrepreneuriale et des mécanismes efficaces pour les transférer », indique Mateo. En ce sens, Bruxelles souhaite également faciliter l’accès des start-up aux infrastructures publiques de recherche, et clarifier dans quelles conditions cela peut se faire sans enfreindre les règles européennes en matière d’aides d’État.
« Le chemin vers le marché est souvent trop long, ce qui fait perdre un avantage compétitif aux entreprises », reconnaît Mateo. À cet égard, la création du cadre législatif Innovation Act « facilitera la création d’espaces tels que les bacs à sable réglementaires — inspirés des bacs à sable pour enfants — où les entrepreneurs peuvent expérimenter leurs innovations dans des conditions contrôlées, sans devoir se conformer immédiatement à l’ensemble du cadre réglementaire », conclut-elle.

Actualités
Horizon Europe
Premiers éléments clés pour concevoir des propositions compétitives dans un environnement de financement exigeant

Avis d'experts

Daniel Errea
Consultant en Projets européens

Publications sectorielles
Programmes européens
Voici notre calendrier avec les dates limites de dépôt de dossiers de tous les programmes européens les plus intéressants
Posséder la capacité de rédiger un projet de R&D et innovation solide et d'obtenir un financement est indéniablement un défi. Chez Zabala Innovation, en plus de la rédaction de propositions, nous sommes en mesure de nous investir dans la gestion et les diverses étapes du projet tout au long de son évolution.
Nous pouvons vous accompagner dans le cascade funding, un mécanisme de distribution de fonds publics européens visant surtout les PME
Le service de montage et rédaction de propositions de projets, qui comprend la structuration et la rédaction de la proposition et l’examen interne de la proposition par nos consultants experts dans votre domaine d’activité.