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Les initiatives attendues – dont le budget se situe entre 2 et 3 millions d’euros – doivent prouver leur impact en vie réelle

Piloté par Bpifrance, l’appel à projets Challenge prévention : démontrer la valeur des innovations en vie réelle, ouvert jusqu’au 31 décembre 2028, entend soutenir des initiatives de grande ampleur dans le champ de la prévention en santé. Les projets devront combiner technologies, dispositifs ou approches organisationnelles innovantes et démontrer leur valeur en conditions réelles. Deux relèves intermédiaires sont prévues, le 22 septembre 2026 et le 28 septembre 2027, et l’assiette de dépenses attendue se situe entre trois et dix millions d’euros.
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L’originalité de ce dispositif tient à l’accent mis sur la validation en vie réelle des solutions proposées. Les porteurs devront fournir un protocole précis permettant de mesurer l’impact du projet sur la santé des populations ciblées, ainsi que sur l’organisation et l’efficience du système de soins. Cette approche vise à réduire l’écart entre les expérimentations pilotes et leur diffusion à grande échelle, en conditionnant le déploiement à la démonstration d’une valeur ajoutée tangible.
Les projets attendus devront mobiliser des innovations présumées ou déjà reconnues dans le domaine de la santé, qu’il s’agisse de produits, de dispositifs médicaux, de solutions numériques ou de modèles organisationnels. Le dispositif encourage les combinaisons technologiques et la transversalité, par exemple en associant biotechnologies, intelligence artificielle et interventions comportementales pour optimiser la prévention. L’éventail des thématiques prioritaires couvre la lutte contre l’infertilité, la santé de l’enfant, la santé mentale, la prévention de la perte d’autonomie, la prise en charge des maladies chroniques, la promotion de comportements favorables à la santé, la vaccination et la prévention des maladies infectieuses, ainsi que les maladies rares, notamment par le dépistage néonatal.
La logique de l’appel à projets s’inscrit dans une approche globale de la prévention. Trois niveaux sont distingués. La prévention primaire, qui vise à réduire l’incidence des pathologies dans une population non malade, inclut les actions sur les comportements à risque ou les facteurs environnementaux. La prévention secondaire cible des individus présentant des facteurs de risque, cherchant à réduire la prévalence par une intervention précoce. Enfin, la prévention tertiaire s’adresse aux personnes déjà atteintes, afin de limiter les incapacités chroniques, récidives ou complications. Les projets peuvent couvrir un ou plusieurs de ces types d’intervention.
Un autre critère déterminant réside dans la taille des populations concernées. Les dispositifs devront être déployés à une échelle suffisante, par exemple sur un ou plusieurs territoires, pour pouvoir mesurer leur efficacité au niveau populationnel et leur impact sur le système de santé. Les indicateurs mobilisés devront attester d’une amélioration mesurable, qu’il s’agisse de résultats en santé publique, d’efficience organisationnelle, de qualité de vie au travail des professionnels ou encore d’attractivité du système.
Ce dispositif insiste sur la nécessité de cohérence avec les priorités de santé publique définies par les autorités sanitaires, qu’il s’agisse des agences régionales de santé ou des institutions nationales comme la Direction générale de la santé, Santé publique France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, ou l’Institut national du cancer. Les projets devront par ailleurs démontrer leur caractère partenarial, en explicitant les liens établis entre innovateurs, décideurs et citoyens. Les porteurs devront aussi prouver que les parties prenantes pertinentes ont été consultées et préciser leur rôle dans le projet.
L’intégration de la dimension sociale constitue un autre axe important. Dans la mesure du possible, les initiatives devront montrer en quoi elles contribuent à réduire les inégalités sociales ou territoriales de santé. L’appel à projets recommande également d’intégrer les sciences comportementales afin d’évaluer l’acceptabilité, l’appropriation et l’adhésion aux interventions mises en œuvre. Les patient reported outcomes, qui mesurent la perception des patients quant à leur état de santé et à la prise en charge, sont encouragés pour favoriser la participation active des bénéficiaires.
Quant aux conditions réglementaires, les dispositifs médicaux intégrés dans un projet devront être conformes aux obligations en vigueur, notamment le marquage CE au moment du dépôt du dossier. Les porteurs devront également mettre en place un suivi rigoureux et une évaluation des risques liés aux solutions déployées.
Le financement prévu suit une répartition différenciée selon les acteurs. Pour les entreprises, l’aide publique se décompose en subventions (jusqu’à 60 %) et en avances remboursables (au moins 40 %, avec un plancher de 100 000 euros par partenaire). Pour les établissements de recherche, le soutien prend exclusivement la forme de subventions. Cette structure financière vise à combiner incitation et responsabilisation des bénéficiaires.
En ciblant des projets de plusieurs millions d’euros et en imposant une démonstration en vie réelle, ce dispositif cherche à favoriser une industrialisation rapide des innovations de prévention jugées prometteuses, qui puissent passer du stade expérimental à une échelle nationale.
Lancé dans le cadre du plan France 2030, l’appel à projets Challenge prévention s’inscrit dans un contexte de priorisation accrue de la prévention par les pouvoirs publics. Depuis plusieurs années, les rapports d’expertise insistent sur la nécessité de renforcer les actions de prévention, face à la progression des maladies chroniques et au vieillissement de la population. L’augmentation de l’incidence des pathologies liées au mode de vie, comme les maladies cardio-métaboliques ou le diabète, confère une importance croissante aux initiatives capables de modifier durablement les comportements. De même, la santé mentale et la perte d’autonomie, désormais reconnues comme enjeux de premier plan, nécessitent des dispositifs innovants et efficaces.

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