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Santé
Un appel à projets pour démontrer la valeur des innovations en prévention santé
Les initiatives attendues – dont le budget se situe entre 2 et 3 millions d’euros – doivent prouver leur impact en vie réelle
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Un appel à projets fédère hôpitaux et entreprises autour d’innovations en robotique et implants

L’offre d’appels à projets nationaux dédiés à la santé s’enrichit ce mois-ci avec Tiers lieux d’expérimentation MedTech. Lancé dans le cadre du plan France 2030 et géré par Bpifrance, ce dispositif vise la création de tiers lieux d’expérimentation qui rapprochent établissements de santé et entreprises autour de la robotique chirurgicale et des dispositifs médicaux implantables. Se clôturant le 17 mars 2026, cette initiative entend structurer des espaces collaboratifs durables, dotés d’une gouvernance claire et d’un modèle économique solide, afin d’accélérer l’adoption et la diffusion de technologies médicales avancées dans les établissements de soins.
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Ces tiers lieux devront jouer un rôle central dans le développement et l’intégration de solutions médicales innovantes. Ils seront conçus pour associer praticiens, industriels, chercheurs, startups et patients dans une logique de co-construction. En s’appuyant sur des expérimentations en conditions réelles, ils auront pour mission de mesurer non seulement les performances cliniques des technologies, mais aussi leur impact organisationnel et médico-économique. L’objectif affiché est d’offrir aux décideurs de santé des données solides pour justifier l’adoption à grande échelle des innovations validées.
La conception de ces espaces repose sur une exigence de pérennité. Le cahier des charges impose aux candidats de définir une gouvernance claire et une stratégie économique capable d’assurer la viabilité à moyen et long terme. Les modèles de financement hybrides, combinant soutien public, partenariats industriels et recettes propres, sont privilégiés. Ces tiers lieux doivent devenir des structures autonomes, capables de poursuivre leurs activités au-delà de la phase de financement initiale.
Le pilotage de chaque projet sera confié à un établissement de santé, public ou privé, identifié comme chef de file. Celui-ci devra rassembler au minimum une entreprise partenaire responsable du développement de la technologie expérimentée. Le consortium ne pourra compter plus de six partenaires, afin de préserver un équilibre opérationnel. Les autres acteurs, tels que les laboratoires de recherche, universités, structures sanitaires associées ou sociétés spécialisées dans l’évaluation médico-économique, interviendront comme sous-traitants.
La mission de ces tiers lieux dépasse la simple mise à disposition d’infrastructures. Ils devront identifier les besoins des équipes de soins, des gestionnaires hospitaliers et des patients, sélectionner des porteurs de solutions innovantes et encadrer les phases de conception et de test. Ils joueront également un rôle de conseil méthodologique, en établissant des protocoles d’évaluation et en collectant des données robustes. Leur action inclut l’accompagnement réglementaire, depuis les démarches auprès des comités d’éthique jusqu’aux autorités sanitaires, et la valorisation des résultats sous forme de publications ou de rapports accessibles aux parties prenantes.
L’ambition est d’accélérer le passage des technologies validées vers le marché. Les tiers lieux d’expérimentation pourront être reconnus comme tiers de confiance par les institutions publiques, contribuant à faciliter l’obtention du marquage CE et à réduire les délais d’accès aux dispositifs pour les praticiens et les patients. À travers ce dispositif, la France cherche à consolider sa compétitivité internationale dans la Medtech.
Seules deux verticales sont ciblées : la robotique chirurgicale et les dispositifs médicaux implantables. Les projets devront présenter une assiette minimale de dépenses d’un million d’euros, signe d’une volonté d’orienter le financement vers des initiatives structurantes. Dans ce cadre, les candidats devront détailler précisément la nature des expérimentations envisagées, qu’il s’agisse de tests en conditions simulées ou réelles, d’analyses médico-économiques ou de programmes de conception avancée.
En pratique, les tiers lieux devront prouver leur capacité à générer des retombées concrètes. Les résultats attendus concernent aussi bien la mise sur le marché de nouveaux produits ou services que la structuration durable de filières et la mise en place de partenariats stratégiques. Le dispositif met également en avant des retombées indirectes, telles que la diffusion de méthodologies d’évaluation, la production de données utiles aux décideurs publics ou encore l’impact social et environnemental des innovations.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte où l’innovation en santé nécessite une interaction croissante entre ingénieurs, professionnels de soins et patients. Les dispositifs de robotique chirurgicale et les implants médicaux, par leur complexité, imposent des validations en conditions réelles et des évaluations médico-économiques robustes avant leur diffusion. Les tiers lieux visent précisément à répondre à ces contraintes, en rapprochant l’innovation technologique de la pratique clinique et en favorisant une adoption plus rapide et mieux adaptée aux réalités du terrain.

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Parisa-Louise Darzi
Coordinatrice opérationnelle Projets nationaux

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