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Bpifrance

Un levier pour transformer l’innovation en compétitivité

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Les points clés de cet article

i-Lab étant désormais clos, l’attention se reporte sur i-Démo 5, le dispositif de Bpifrance destiné aux projets structurants de R&D et d’innovation. L’appel à projets vise des développements à forte valeur ajoutée, avec une perspective claire d’industrialisation ou de déploiement préindustriel. Il s’inscrit dans la stratégie de France 2030 pour renforcer la compétitivité, la réindustrialisation et la souveraineté technologique.

i-Démo prend le relais. Après la clôture d’i-Lab, le dispositif concentre l’attention des entreprises innovantes.
L’appel à projets vise l’industrialisation. I-Démo 5 soutient des produits, services et démonstrateurs à forte valeur ajoutée.
Les PME peuvent candidater seules. Une entreprise immatriculée en France peut porter un projet en mono-partenaire.
Les consortiums élargissent le jeu. Des partenaires industriels, académiques et utilisateurs finaux peuvent se regrouper.
Le financement mêle deux leviers. L’aide combine subvention et avance remboursable pour accompagner les projets.

Alors que le concours i-Lab est clos depuis le 3 février, l’attention se porte désormais sur i-Démo, l’autre grand dispositif à destination des entreprises innovantes opéré par Bpifrance dans le cadre de France 2030. Destiné à soutenir des projets structurants de R&D et d’innovation, il s’adresse aux entreprises engagées dans le développement de produits, de services ou de démonstrateurs à forte valeur ajoutée, avec une perspective de déploiement industriel ou préindustriel. Il occupe ainsi une place centrale dans la stratégie française de soutien à l’innovation, au croisement de la compétitivité, de la réindustrialisation et de la souveraineté technologique.

i-Démo 5 : propulser les projets structurants de R&D vers l’industrialisation

L’appel à projets générique i-Démo 5 vise à soutenir le développement d’entreprises industrielles et de services sur des marchés stratégiques. Son ambition est de transformer des technologies prometteuses en activités industrielles compétitives, tout en accompagnant les transitions énergétique, écologique et numérique. La date limite pour le dépôt des dossiers à sa cinquième édition est le 9 septembre 2026. La relève intermédiaire restante est prévue le 19 mai 2026.

Qui peut participer ?

Le projet peut être porté :

  • par une seule entreprise, à condition qu’il s’agisse d’une PME immatriculée en France au registre du commerce et des sociétés à la date du dépôt du dossier ;
  • ou par un consortium réunissant des partenaires industriels, des acteurs de la recherche et, le cas échéant, des utilisateurs finaux.

Les projets collaboratifs doivent associer au moins une PME ou une ETI, dans la limite de six partenaires, sauf pour ceux inscrits dans des programmes européens.

Quel type de projet ?

i-Démo soutient le développement de produits et services particulièrement innovants à forte valeur ajoutée, destinés à renforcer les capacités scientifiques et technologiques nationales.

Les projets attendus présentent une assiette de dépenses supérieure à 4 millions d’euros pour les projets collaboratifs et à 2 millions d’euros pour les projets mono-partenaires.

Le financement

L’intervention publique s’effectue dans le cadre de la réglementation européenne sur les aides d’État. L’aide financière combine subvention et avance remboursable ; en règle générale, la part de subvention représente 50 % de l’aide totale accordée.

Le financement i-Démo peut être mobilisé en complément de programmes européens. Les projets opérés dans les clusters Eujreka sont éligibles, tout comme les projets cofinancés par les partenariats institutionnels européens (tels qu’Euro HPC et Chips JU).

i-Lab : retour sur un concours dédié aux créateurs d’entreprises technologiques

La 28e édition du Concours d’innovation i-Lab  visait les porteurs de projets de création d’entreprise ainsi que les jeunes sociétés de moins de deux ans. Son ambition était de détecter des projets de technologies innovantes et durables, puis d’accompagner les plus prometteurs grâce à un soutien financier et à un accompagnement adapté. Les candidatures ont été clôturées le 3 février 2026.

Qui pouvait participer ?

Toute personne physique ou entreprise créée depuis moins de deux ans, dès lors qu’elle portait un projet de technologie innovante sur le territoire français. Aucune condition de nationalité ou de statut professionnel n’était imposée, sous réserve du respect des règles de création d’entreprise.

Quel type de projet ?

La 28e édition d’i-Lab ciblait en priorité des projets dits de création-développement, c’est-à-dire des initiatives dont la faisabilité technique, économique et juridique était déjà établie et susceptibles de déboucher, à court terme, sur la création d’une entreprise innovante. Le concours restait également ouvert aux sociétés de moins de deux ans, autorisées à présenter leurs travaux de R&D et leurs phases d’expérimentation.

Le financement

Sur le plan financier, i-Lab permettait de prendre en charge des dépenses éligibles pouvant atteindre 1 million d’euros. Étaient notamment couverts les coûts de personnel, de fonctionnement et d’équipement directement liés au programme de R&D, mais aussi les dépenses de propriété intellectuelle, d’études de marché ou de faisabilité, d’expérimentation, de développement de produits, procédés ou services, de réalisation de prototypes, de maquettes ou de pilotes, ainsi que certaines prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

L’aide publique prenait la forme d’une subvention pouvant atteindre 600 000 euros. Au-delà de ce soutien financier, le concours reposait aussi sur une logique d’accompagnement : Bpifrance le présente comme un outil destiné à repérer les meilleurs projets de création d’entreprises technologiques et à les soutenir par un appui adapté, ce qui contribue à renforcer la visibilité des lauréats dans l’écosystème deeptech.

De la start-up ‘deeptech’ au démonstrateur industriel

Si i-Lab et i-Démo s’adressent à des publics différents, ils reposent sur une même logique d’investissement d’avenir. Tous deux cherchent à :

  • accélérer la transformation de la recherche en valeur économique ;
  • renforcer la compétitivité et la souveraineté industrielles de la France ;
  • ancrer les entreprises innovantes sur le territoire national ;
  • favoriser des modèles économiques durables et responsables.

Le parcours type d’une innovation peut ainsi s’articuler en deux temps :

  • Phase de création – i-Lab. Le porteur de projet ou la jeune entreprise conçoit, teste et valide sa technologie. L’aide financière lui permet de prouver la faisabilité et de constituer son équipe.
  • Phase d’industrialisation – i-Démo. L’entreprise, devenue plus structurée, franchit l’étape du démonstrateur et du marché. Les aides plus conséquentes soutiennent la R&D appliquée, la production pilote et la montée en capacité.

Cette articulation crée un continuum unique, du concept scientifique à la ligne industrielle, et répond à la volonté de l’État de bâtir des champions nationaux dans les filières stratégiques de demain.