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CFP 2028-2034
Le prochain budget européen entre dans sa phase décisive
Le programme-cadre, le nouveau Fonds pour la compétitivité et la cohésion au cœur d’une négociation encore ouverte
FP10
Dans le cadre d’un processus plus large, Bruxelles a lancé une consultation publique afin de définir le nouveau modèle européen de partenariats de recherche et d’innovation
Les points clés de cet article
La Commission européenne a lancé une consultation publique afin de définir le futur modèle des Joint Undertakings et des autres partenariats européens de recherche et d’innovation qui s’inscriront dans le prochain programme-cadre pour la période 2028-2034. Ce processus, qui aboutira à une proposition législative en 2027, vise à déterminer quels domaines stratégiques nécessitent la mise en place de partenariats institutionnalisés et comment rationaliser le paysage actuel des partenariats européens afin de renforcer la compétitivité de l’Union européenne.
La Commission européenne a lancé le processus visant à définir les futures Joint Undertakings — des partenariats institutionnalisés réunissant l’Union européenne, l’industrie et d’autres acteurs publics et privés afin de financer et de gérer des programmes de recherche et d’innovation à grande échelle — qui seront intégrées au prochain programme-cadre, le FP10, également couramment désigné sous le nom d’Horizon Europe, pour la période 2028-2034.
La première étape a consisté à lancer une consultation publique sur le futur acte de base unique, le texte législatif qui régira ces entités, les initiatives mises en place au titre de l’article 185 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ainsi que les priorités thématiques des futurs partenariats européens. Ouverte jusqu’au 16 octobre 2026, cette consultation invite les entreprises, les centres technologiques, les universités, les États membres et les autres parties prenantes à faire part de leur avis sur la manière dont ces instruments devraient évoluer afin de renforcer la compétitivité de l’Europe. Elle ne constitue toutefois qu’un élément d’un processus bien plus large de réexamen stratégique et d’élaboration des politiques que Bruxelles mène depuis plusieurs mois.
Parallèlement à la consultation publique, la Commission mène un exercice stratégique destiné à structurer le futur portefeuille de partenariats européens. Le processus combine plusieurs mécanismes de consultation :
Les consultations menées avec les États membres, qui jouent un rôle actif dans la définition des priorités stratégiques et l’évaluation des futurs partenariats institutionnalisés, s’avèrent particulièrement importantes. Ces échanges visent à déterminer quels domaines technologiques justifient le maintien d’une structure reposant sur une entreprise commune et lesquels pourraient, au contraire, être soutenus au moyen d’autres instruments.
La conception des futures Joint Undertakings suivra un calendrier progressif, permettant à la Commission européenne de consolider les contributions de l’ensemble des parties prenantes concernées avant de présenter la proposition législative relative au prochain programme-cadre.
Au cours des prochains mois, la Commission européenne consolidera les contributions reçues, évaluera les différentes options de gouvernance et déterminera quels partenariats institutionnalisés sont véritablement nécessaires pour soutenir les priorités stratégiques de l’Union européenne.
Dans le cadre du programme Horizon Europe actuel, plus de 50 partenariats européens — comprenant des partenariats institutionnalisés, coprogrammés et cofinancés — coexistent dans un environnement que de nombreuses parties prenantes jugent excessivement complexe et fragmenté.

Dans le cadre du paquet législatif relatif au prochain programme-cadre, Bruxelles a proposé de rationaliser ce paysage pour le ramener à une quinzaine de grands partenariats européens, alignés sur les priorités stratégiques de l’Union européenne et conçus pour produire un impact industriel et technologique plus important. Selon le nouveau modèle, les partenariats tripartites associant la Commission européenne, les États membres et l’industrie deviendraient l’approche par défaut, tandis que les Joint Undertakings et les initiatives relevant de l’article 185 seraient exclusivement réservées aux domaines dans lesquels leur envergure, leur complexité ou leur importance stratégique les justifient clairement.
Cette évolution constitue une rupture importante par rapport au modèle actuel et obligera chaque future entreprise commune à démontrer sa véritable valeur ajoutée européenne.
L’élaboration du nouveau portefeuille constitue sans doute l’élément le plus important du processus. Au lieu de simplement décider quelles Joint Undertakings doivent être maintenues, la Commission européenne évalue quels grands défis industriels, technologiques et sociétaux nécessitent un partenariat institutionnalisé et lesquels peuvent être traités au moyen d’autres instruments de financement.
À cette fin, la Commission évalue notamment les facteurs suivants :
Zabala Innovation estime que les futures Joint Undertakings devraient être renforcées autour de quatre principes fondamentaux :
Les décisions prises au cours des prochains mois détermineront la manière dont l’Europe organisera la collaboration entre les institutions publiques, l’industrie et la communauté scientifique afin de relever les grands défis technologiques et industriels de la période 2028-2034.
La consultation publique offre donc à l’ensemble des acteurs de l’écosystème européen de la recherche et de l’innovation l’occasion de contribuer à la définition d’un modèle de partenariats plus stratégique, plus efficace et mieux à même de renforcer la compétitivité de l’Europe.

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Susana Garayoa
Chef des relations institutionnelles à Bruxelles

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