Actualités
Semiconducteurs
La France ouvre son guichet pour les puces avancées
Les projets de R&D et de première industrialisation peuvent candidater jusqu’au 1er septembre 2026 en vue de participer au Projet important d’intérêt européen commun AST
MSCA DN
Les nouvelles dispositions modifient l’évaluation, l’attribution du panel scientifique, les séjours et le financement, et introduisent un projet pilote consacré à l’intelligence artificielle
Les points clés de cet article
L’appel à projets MSCA Doctoral Networks 2026 intègre des changements qui concernent à la fois l’évaluation et la préparation des propositions. Parmi les principales nouveautés figurent un seuil minimal pour chaque critère, un nouveau système d’attribution des panels, une plus grande flexibilité pour les séjours des doctorants, une actualisation du financement et le lancement du projet pilote RAISE pour les réseaux axés sur l’intelligence artificielle appliquée à la science.
L’édition 2026 des Marie Skłodowska-Curie Actions Doctoral Networks (MSCA DN), le programme européen destiné à créer des réseaux internationaux de formation doctorale, introduit plusieurs changements qui ont une incidence sur la préparation et la stratégie des candidatures. L’appel à projets, ouvert jusqu’au 24 novembre, dispose d’un budget d’environ 593 millions d’euros, grâce auquel la Commission européenne prévoit de financer plus de 130 projets et de former près de 1 950 doctorants. Parmi les principales nouveautés figurent l’introduction d’un seuil minimal pour chaque critère d’évaluation, un nouveau système d’attribution du panel scientifique, une plus grande flexibilité pour les séjours de recherche et de formation, l’actualisation des contributions financières et le lancement d’un projet pilote pour les initiatives consacrés à l’intelligence artificielle appliquée à la science.
MSCA DN finance des consortiums réunissant des universités, des centres de recherche, des entreprises et d’autres organisations de différents pays afin de recruter et de former des doctorants. Les réseaux doivent proposer des programmes structurés de recherche et de formation, associer les connaissances scientifiques à des compétences transférables et favoriser la mobilité internationale, intersectorielle et interdisciplinaire. L’appel à projets prévoit trois modalités : les Doctoral Networks standard, les Industrial Doctorates, qui accordent une place particulièrement importante aux entreprises, et les Joint Doctorates, axés sur des programmes conjoints conduisant à des diplômes conjoints ou multiples.
La première nouveauté importante de l’édition de cette année est l’introduction d’un minimum de 3 points sur 5 pour chacun des critères d’évaluation, en plus du seuil global de 70 %. Une proposition peut être exclue, même si elle obtient une note globale suffisante, dès lors qu’elle recueille moins de 3 points en Excellence, en Impact ou en Mise en œuvre. « Bien que les propositions compétitives aient déjà généralement obtenu des notes largement supérieures à ce seuil pour les trois critères, son intégration en tant qu’exigence formelle renforce la nécessité de maintenir un niveau de qualité élevé dans l’ensemble de la proposition », souligne Eduardo García, responsable du domaine d’expertise Science et universités chez Zabala Innovation. « Les consortiums devront continuer à présenter un équilibre optimal entre la qualité scientifique, la stratégie d’impact et la solidité de la mise en œuvre », ajoute-t-il.
La deuxième nouveauté concerne la sélection du panel d’évaluation. Dans le cadre de l’appel à projets 2025, les candidats devaient choisir directement l’un des huit panels scientifiques au sein desquels leur proposition serait évaluée. En 2026, en revanche, l’attribution du panel sera liée au premier descripteur sélectionné dans la Partie A. Ce changement peut influencer le profil des experts chargés d’examiner le projet ainsi que le contexte concurrentiel dans lequel il sera évalué. Selon García, « pour les propositions interdisciplinaires, il sera particulièrement important de choisir comme premier descripteur celui qui représente le mieux le cœur scientifique de la candidature et d’utiliser les autres pour refléter les disciplines ou domaines complémentaires ».
Troisièmement, l’appel à projets 2026 prolonge la durée maximale des séjours de recherche et de formation que les doctorants peuvent effectuer au sein d’autres entités participantes ou associées dans le cadre des Doctoral Networks standard. La limite passe d’un tiers à la moitié de la période effective de recrutement du chercheur. Un doctorant recruté pour une durée de 36 mois pourra ainsi, par exemple, effectuer des séjours pouvant atteindre 18 mois. Cette flexibilité accrue facilitera la conception de parcours de formation mieux adaptés aux besoins scientifiques de chaque projet et renforcera la collaboration entre les différents partenaires du consortium. Cette modification ne concerne pas les modalités Industrial Doctorates et Joint Doctorates, qui n’étaient déjà pas soumises à cette limite.
La quatrième nouveauté concerne le financement des réseaux. La Commission européenne porte de 4 010 à 4 250 euros la contribution mensuelle destinée à couvrir la rémunération des doctorants et actualise les coefficients qui adaptent ce montant au niveau des prix dans chaque pays. En France, ce coefficient passe de 118,1 % en 2025 à 116,6 % en 2026. Malgré cette baisse, l’augmentation de la contribution de base porte le montant corrigé de 4 735,81 à 4 955,50 euros par doctorant et par mois. Cette évolution obligera les établissements participants à recalculer leurs coûts de recrutement afin de vérifier que le financement européen est compatible avec la législation du travail, les cotisations sociales et la fiscalité applicables en France. « Dans tous les cas, ces montants correspondent à la contribution versée à l’établissement et non au salaire net que percevra le doctorant », précise García.
La cinquième grande nouveauté est le lancement du Resource for AI Science in Europe (RAISE), un projet pilote doté d’environ 30 millions d’euros supplémentaires destiné à soutenir des réseaux doctoraux axés sur l’application de l’intelligence artificielle à la recherche scientifique. « Il ne s’agit pas d’une modalité distincte des MSCA Doctoral Networks, mais d’une voie de financement complémentaire destinée aux consortiums qui choisissent expressément de déposer des propositions dans lesquelles le développement de systèmes, de modèles, d’outils ou de méthodologies d’intelligence artificielle constitue un élément central », explique García.
Il ne suffira pas d’utiliser des applications d’IA existantes comme outils d’appui à la recherche : l’intelligence artificielle devra faire partie du cœur scientifique du réseau et tous les doctorants devront recevoir une formation spécifique dans ce domaine. « Pour les consortiums disposant d’une véritable expertise en matière d’IA appliquée à la science, cette initiative peut représenter une possibilité de financement supplémentaire ; pour les autres, tenter de bénéficier du projet pilote sans justification solide pourrait nuire à la crédibilité de la proposition », conclut cet expert.
La préparation d’une candidature exige d’aligner le projet de recherche sur l’architecture du réseau, le programme de formation, l’encadrement, l’impact professionnel pour les doctorants et la capacité du consortium. Avec plus de 65 propositions déposées ou révisées et un taux de succès supérieur à 20 % dans le cadre de ce programme, Zabala Innovation accompagne les entités intéressées à toutes les étapes de la préparation d’une proposition MSCA DN, au moyen d’un service adapté au niveau d’accompagnement dont chaque consortium a besoin. Cet accompagnement peut porter sur la révision et le conseil concernant une candidature rédigée par le demandeur lui-même, couvrir la préparation intégrale de la proposition ou viser à améliorer un projet présenté lors d’une édition précédente et qui n’a pas obtenu de financement.
Dans le cadre des services de préparation complète, l’équipe spécialisée dans les programmes européens de R&D et d’innovation collabore étroitement avec le coordinateur ou la coordinatrice du projet dès les premières décisions stratégiques. L’accompagnement comprend la définition du concept, la constitution et la structuration du consortium, la planification du processus de travail, la collecte des contributions des partenaires, l’élaboration du budget et la rédaction des principaux contenus. Un suivi technique est également assuré afin de veiller à ce que les différentes parties de la proposition suivent un fil argumentaire cohérent et répondent aux exigences et aux critères d’évaluation de l’appel à projets.
Lorsque le consortium dispose déjà d’un projet de proposition, Zabala Innovation propose un service spécifique de révision et de conseil. Le travail commence par une analyse détaillée du dispositif et de la structure de la candidature, en s’appuyant sur des bonnes pratiques éprouvées et sur l’expérience acquise dans le cadre de projets européens. À partir de ce diagnostic, plusieurs révisions progressives sont menées afin d’identifier les faiblesses, les incohérences, les lacunes d’information et les possibilités de renforcer la proposition. Après chaque révision, l’équipe organise des réunions avec la personne chargée de la coordination afin d’expliquer ses observations, de répondre aux questions et de faciliter l’intégration effective des améliorations.
L’accompagnement peut également inclure des ateliers pratiques consacrés à certaines des sections les plus stratégiques, telles que la définition de l’impact, le programme de formation doctorale, l’encadrement des chercheurs ou la répartition des responsabilités entre les participants. Ce travail continu permet de coordonner les contributions d’entités aux profils différents et de présenter une candidature homogène, plutôt qu’une juxtaposition de textes rédigés indépendamment.
Dans le cas des propositions soumises à nouveau, le service commence par l’analyse des rapports d’évaluation reçus lors de l’édition précédente. L’objectif n’est pas de répondre isolément à chaque commentaire, mais de déterminer quels problèmes de fond expliquent la note obtenue, de revoir l’approche générale et de renforcer les sections présentant la plus grande marge d’amélioration. La nouvelle version peut ainsi conserver ses éléments les plus solides tout en corrigeant les insuffisances scientifiques, stratégiques ou liées à la mise en œuvre relevées par les évaluateurs.
Actualités
Semiconducteurs
Les projets de R&D et de première industrialisation peuvent candidater jusqu’au 1er septembre 2026 en vue de participer au Projet important d’intérêt européen commun AST

Avis d'experts
FP10

Susana Garayoa
Chef des relations institutionnelles à Bruxelles

Publications sectorielles
Programmes européens
Voici notre calendrier avec les dates limites de dépôt de dossiers de tous les programmes européens les plus intéressants
L’agrément CIR/CII est une autorisation administrative délivrée par l’État aux entreprises qui réalisent, pour le compte de tiers, des prestations de R&D (CIR) et/ou d’innovation (CII). Grâce à cet agrément, le donneur d’ordre peut prendre en compte dans son CIR/CII les activités sous-traitées, si celles-ci sont éligibles.
Le service de montage et rédaction de propositions de projets, qui comprend la structuration et la rédaction de la proposition et l’examen interne de la proposition par nos consultants experts dans votre domaine d’activité.
Nous pouvons vous accompagner dans le cascade funding, un mécanisme de distribution de fonds publics européens visant surtout les PME