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Un nouvel Espace Européen de la Recherche (EER) : la Commission présente un nouveau plan qui a pour but de soutenir la transition et la relance écologique et numérique de l’UE

Accélérer la transition de l’UE vers la neutralité climatique et le leadership numérique sont les principaux objectifs du plan de relance de l’EER (Espace Européen de la Recherche).

Il y a à peine un mois, la Commission européenne a approuvé une communication sur un nouvel espace européen de la recherche et de l’innovation, fondé sur l’excellence, compétitif, ouvert et axé sur les talents, qui a pour but de :

  • Améliorer le paysage de la recherche et de l’innovation en Europe
  • Accélérer la transition de l’UE vers la neutralité climatique et le leadership numérique
  • Soutenir la reprise après l’impact social et économique de la crise du coronavirus
  • Renforcer sa résilience face aux crises futures.

La Commission a défini des objectifs stratégiques dans le nouvel Espace Européen de Recherche, ainsi que des actions à mettre en œuvre en étroite coopération avec les États membres. L’objectif est de donner la priorité aux investissements et aux réformes dans la recherche et l’innovation, d’améliorer ainsi l’accès des chercheurs à l’excellence dans toute l’UE et de permettre aux résultats de la recherche d’atteindre le marché et l’économie réelle. En outre, la communication continuera à promouvoir la mobilité, les compétences et les possibilités de développement de carrière des chercheurs au sein de l’UE, l’égalité des sexes, ainsi qu’un meilleur accès à la science évaluée par des pairs et financée par des fonds publics.

Objectifs du nouvel Espace européen de la Recherche (EER)

La communication définit quatre objectifs stratégiques, dont voici quelques points forts :

1. Donner la priorité aux investissements et aux réformes de la recherche et l’innovation en vue de la transition écologique et numérique, afin de soutenir la reprise de l’Europe et d’accroître sa compétitivité.

Le soutien de l’UE à la recherche et à l’innovation est prévu dans le cadre de  divers programmes, tels qu’ Horizon Europe, la politique de cohésion et EU Next Generation. Pour obtenir des changements positifs nécessaires et garantir la qualité des résultats, le soutien de l’UE doit être complété par des investissements des États membres et du secteur privé. Le communication réaffirme l’objectif d’investir 3% du PIB dans la recherche et l’innovation de l’UE et encourage ainsi la coopération entre les États membres. Notamment par une harmonisation des efforts nationaux, en fixant un objectif de 5% du financement public national pour les programmes conjoints de recherche et de développement et partenariats européens, d’ici 2030.

Le principe d’excellence, qui implique que les meilleurs chercheurs ayant les meilleures idées puissent obtenir un financement, reste la pierre angulaire de tous les investissements dans le cadre de l’Espace européen de la recherche.

2. Améliorer l’accès aux installations et infrastructures de haute qualité pour les chercheurs dans toute l’UE

Les investissements des États membres dans la recherche et l’innovation restent inégaux, ce qui se traduit par des lacunes en matière d’’excellence scientifique et de production d’innovation qui doivent être comblées. L’UE soutient déjà les pays en retard, y compris avec un soutien sur mesure sur le terrain. Le programme Horizon Europe veillera davantage à ce que ce soit, grâce à des collaborations renforcées avec des homologues plus expérimentés, afin d’améliorer l’accès à l’excellence.

La Commission propose que les États membres, en retard par rapport au PIB moyen de l’UE dans la recherche et l’innovation, orientent leurs efforts pour augmenter leurs investissements de 50% au cours des cinq prochaines années.

A cette fin, des opportunités de mobilité seront créées pour permettre aux chercheurs d’accéder à l’excellence et d’élargir leur expérience grâce à des programmes de formation spécialisée et de mobilité entre l’industrie et le monde universitaire. Afin de refléter les progrès vers une recherche basée sur l’excellence, les États membres qui investissent moins que la moyenne de l’UE dans les publications les plus largement citées, devraient combler l’écart avec la moyenne de l’UE d’au moins un tiers au cours des cinq prochaines années.

3. Transférer les résultats à l’économie afin de stimuler les investissements des entreprises et l’adoption par le marché des résultats de la recherche, et de promouvoir ainsi la compétitivité et le leadership de l’UE dans l’environnement technologique mondial.

En vue d’accélérer le transfert des résultats de la recherche dans l’économie réelle et de soutenir la mise en œuvre de la nouvelle stratégie industrielle, la Commission encouragera et guidera l’élaboration de plans technologiques communs avec l’industrie qui permettront d’accroître davantage d’investissements privés dans des projets internationaux clés. Cela favorisera le développement de technologies compétitives dans des domaines stratégiques clés tout en garantissant une présence européenne plus forte sur la scène mondiale.

Parallèlement, à l’issue d’un exercice de suivi détaillé, la Commission explorera la possibilité de développer un cadre de mise en réseau qui s’appuiera sur les entités et les capacités existantes, telles que les centres d’excellence ou les centres d’innovation numérique, afin de faciliter la collaboration et l’échange des meilleures pratiques d’ici 2022. Néanmoins, dans ce cadre de deux ans, la Commission actualisera et élaborera des principes directeurs, qui garantiront que l’innovation pourra être valorisée et récompensée, ainsi qu’un code de bonnes pratiques pour l’utilisation intelligente de la propriété intellectuelle, afin de garantir l’accès à des protection de la propriété intellectuelle abordable.

4. Renforcer la mobilité des chercheurs et la libre circulation des connaissances et des technologies, grâce à une coopération accrue entre les États membres, afin de garantir que chacun bénéficie de la recherche et de ses résultats.

L’UE visera à améliorer les possibilités de développement  de carrière pour attirer et retenir les meilleurs chercheurs en Europe, ainsi que pour encourager les chercheurs à poursuivre une carrière en dehors du milieu universitaire. À cette fin, elle fournira également, d’ici la fin 2024, en collaboration avec les États membres et les organismes de recherche, un ensemble d’outils destinés à soutenir la carrière des chercheurs. Ce qui comprendra les éléments suivants :

  • Un cadre de compétences des chercheurs permettant d’identifier les principales compétences et lacunes ;
  • Un programme de mobilité destiné à soutenir l’échange et la mobilité des chercheurs entre les entreprises et les universités ;
  • Des possibilités spécifiques de formation et de développement de carrière dans le cadre d’Horizon Europe ;
  • Un portail à guichet unique permettant aux individus de trouver plus facilement des informations et de gérer leur apprentissage et leur carrière.

L’UE s’efforcera d’atteindre ces objectifs stratégiques, en étroite collaboration avec les États membres, par le biais de quatorze actions interdépendantes. Vous pouvez les voir dans la fiche d’information fournie en cliquant ici.

Ces actions seront décisives pour la réalisation de l’Espace européen de Recherche. En outre, avant la fin du premier semestre 2021, la Commission proposera aux États membres d’adopter un Pacte pour la Recherche et l’Innovation en Europe. Celui-ci visera à renforcer leur engagement en faveur de politiques et de principes communs et indiquera les domaines dans lesquels ils développeront conjointement des actions prioritaires (en acceptant d’augmenter les dépenses publiques de R&D de 0,81% actuellement à 1,25% du PIB).