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Guichet

¿Qu’est-ce que l’Agence nationale de la recherche ?

Les points clés de cet article

L’Agence nationale de la recherche est bien plus qu’un guichet de financement : c’est une infrastructure publique de pilotage stratégique, au croisement de la science, de l’innovation et des politiques publiques. Elle incarne l’ambition d’une France qui croit dans la recherche comme moteur de progrès, d’indépendance et de transformation durable.

L’ANR finance la recherche. Elle soutient les projets scientifiques sélectionnés sur appels compétitifs.
L’agence relie les acteurs. Elle rapproche laboratoires, universités et entreprises autour de projets communs.
Les programmes se diversifient. L’ANR agit dans toutes les disciplines et à travers des dispositifs ciblés.
Les moyens progressent. Plus de 1,7 milliard d’euros soutiennent chaque année la recherche et l’innovation.
L’ANR stimule l’innovation. Elle favorise le transfert technologique et la création de start-up issues des laboratoires.
France 2030 s’appuie sur l’ANR. L’agence pilote plus de 60 programmes prioritaires dans des secteurs stratégiques.
La gouvernance s’affirme. Un conseil et des experts garantissent la transparence et la qualité scientifique.
Le réseau s’étend. Des partenariats régionaux assurent une diffusion équitable des financements.
Vingt ans de recherche. Depuis 2005, l’ANR a soutenu plus de 100 000 projets partout en France.

Depuis sa création en 2005, l’Agence nationale de la recherche (ANR) s’est imposée comme un pilier du financement de la recherche scientifique et de l’innovation en France. Établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, elle a pour mission de soutenir la recherche sur projets et de renforcer les liens entre le monde académique, les entreprises et la société.

En 20 ans, l’ANR est devenue un acteur structurant de la politique nationale de recherche et d’innovation. Elle oriente les investissements publics vers les projets les plus prometteurs, favorise la coopération entre laboratoires et entreprises, et contribue à faire rayonner la recherche française en Europe et à l’international.

Quelles sont les missions principales de l’ANR ?

L’ANR a trois grandes missions.

  • Financer la recherche sur projets : elle soutient les travaux scientifiques fondamentaux, appliqués ou technologiques, sélectionnés à l’issue d’appels à projets compétitifs.
  • Stimuler la collaboration entre établissements publics de recherche, universités, organismes et entreprises, en favorisant les projets partenariaux.
  • Accompagner la stratégie nationale de recherche : elle met en œuvre les priorités définies par le gouvernement, qu’il s’agisse de transitions écologiques, numériques ou industrielles.

L’agence veille également à la bonne utilisation des fonds publics, à l’évaluation rigoureuse des projets financés et à la diffusion des résultats dans le cadre de la politique de science ouverte.

Quels sont ses domaines d’intervention ?

L’ANR intervient dans tous les champs disciplinaires : sciences exactes, sciences humaines et sociales, santé, numérique, énergie, environnement, technologies industrielles

Elle agit par le biais de plusieurs programmes de financement :

  • les appels à projets génériques, ouverts à toutes les disciplines ;
  • des programmes thématiques ciblant des priorités nationales (santé, climat, intelligence artificielle, etc.) ;
  • des actions spécifiques liées aux grands plans gouvernementaux, comme France 2030 ;
  • des partenariats européens et internationaux, en lien avec Horizon Europe et d’autres initiatives de coopération scientifique.

L’ANR soutient aussi des dispositifs structurants, tels que les instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle ou les programmes de recherche labellisés Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR), qui favorisent l’émergence de filières d’excellence.

Quels sont ses moyens financiers ?

Le budget annuel de l’ANR dépasse aujourd’hui 1,7 milliard d’euros, soit plus du double de celui de ses premières années. Cette montée en puissance traduit la priorité donnée à la recherche dans les politiques publiques.

Ces fonds proviennent majoritairement de l’État, mais aussi du plan d’investissement France 2030 et de collaborations européennes.

En 2024, l’ANR a financé plus de 9 000 projets actifs, impliquant environ 50 000 chercheurs. Les taux de succès varient selon les dispositifs, mais dépassent en moyenne 20 % dans les programmes génériques.

Comment l’ANR soutient-elle l’innovation ?

L’innovation est au cœur de la mission de l’agence. L’ANR ne se limite pas à la recherche académique : elle agit aussi comme levier de transfert technologique.

Elle encourage :

  • la coopération public-privé, en finançant des consortiums associant entreprises et laboratoires ;
  • la maturation des technologies, via des dispositifs de valorisation ;
  • la création de start-up issues de la recherche publique.

Les projets soutenus doivent démontrer leur potentiel d’application industrielle, sociétale ou environnementale. En cela, l’ANR complète le rôle de Bpifrance, davantage centrée sur la phase de commercialisation et d’industrialisation.

Quel rôle l’ANR joue-t-elle dans le plan France 2030 ?

Depuis 2021, l’ANR est l’un des opérateurs majeurs de France 2030, le vaste programme d’investissement lancé par l’État pour accélérer la réindustrialisation et la transition écologique du pays.

Elle pilote plusieurs PEPR, couvrant des domaines stratégiques : hydrogène, semi-conducteurs, santé, agriculture durable, intelligence artificielle ou encore quantique.

En octobre 2025, plus de 60 PEPR sont en cours de déploiement, représentant près de 3 milliards d’euros d’engagements. L’ANR assure la gestion, l’évaluation et le suivi scientifique de ces projets, en lien avec les ministères et les alliances de recherche.

Comment est-elle organisée ?

L’ANR est dirigée par un président-directeur général, assisté d’un conseil d’administration et d’un comité scientifique composé d’experts indépendants.

Ses activités sont structurées en directions thématiques (sciences humaines et sociales, santé, numérique, environnement, ingénierie, etc.) et en services transversaux dédiés à la gestion des appels à projets, à l’évaluation et à la open science.

Pour garantir la transparence, chaque projet est évalué par au moins deux experts extérieurs selon des critères de qualité scientifique, d’impact et de faisabilité.

Quelle est sa présence territoriale ?

Bien que son siège soit situé à Paris, l’ANR s’appuie sur un réseau dense de partenaires régionaux : universités, organismes publics, pôles de compétitivité et agences régionales d’innovation.

Elle travaille en coordination avec les préfectures de région, les rectorats et les directions régionales de l’enseignement supérieur et de la recherche pour assurer une diffusion équilibrée des financements sur l’ensemble du territoire.

Les porteurs de projet peuvent ainsi être accompagnés par des structures locales — incubateurs, cellules Europe, pôles universitaires — pour identifier les appels adaptés et monter leurs dossiers.

Quelle est l’histoire de l’ANR ?

L’ANR a vu le jour en 2005, dans un contexte de modernisation du financement public de la recherche. Inspirée des modèles anglo-saxons, elle visait à introduire la logique du financement sur projets à côté du financement récurrent des laboratoires.

Depuis, elle a profondément transformé le paysage scientifique français : plus de 100 000 projets ont été soutenus, couvrant toutes les disciplines et tous les territoires.

En 2010, elle a intégré la gestion du Programme d’investissements d’avenir (PIA), puis du plan France 2030, renforçant son rôle d’opérateur stratégique national.