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Innovation

Un trimestre clé pour plusieurs appels à projets stratégiques

Appels à projets innovants 2025

Le dernier trimestre de 2025 s’annonce particulièrement dense pour les acteurs de l’innovation et de l’industrie. Plusieurs appels à projets stratégiques, pilotés par l’Ademe et Bpifrance, atteignent en effet leurs prochaines relèves entre octobre et décembre. Ils couvrent des thématiques clés – santé, industrie, recyclage, agriculture et décarbonation – et constituent autant d’opportunités pour les entreprises et consortiums de consolider leurs projets et de sécuriser des financements. Découvrez les dispositifs classés par ordre de date de relève, de la plus imminente à la plus lointaine.

Objectif recyclage matières – ORMAT 2025

Premier rendez-vous de ce calendrier, l’appel à projets ORMAT se clôture le 6 octobre. Ce dispositif, piloté par l’Ademe dans le cadre du Fonds Économie Circulaire, soutient les investissements visant à améliorer les pratiques de recyclage en France. Il couvre le surtri et la préparation des déchets destinés au recyclage, la production et l’incorporation de matières premières de recyclage, ainsi que la réaffectation, le remanufacturing et le reconditionnement des batteries. ORMAT 2025 repose sur deux axes : les diagnostics, études, tests de performance et expérimentations ; et les investissements concrets (création ou montée en capacité, amélioration de la qualité, optimisation des procédés). Il s’adresse à l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du recyclage : préparateurs, régénérateurs, transformateurs, reconditionneurs.

Industrialisation et capacités santé 2030

Le 7 octobre prochain sera la dernière relève également pour cet appel à projets. Ouvert dans le cadre du plan Innovation Santé 2030, ce dispositif vise à renforcer les capacités industrielles françaises dans plusieurs domaines stratégiques : biothérapies et bioproduction de thérapies innovantes, lutte contre les maladies infectieuses émergentes et les menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), systèmes de robotique chirurgicale, dispositifs médicaux implantables, produits de santé innovants en prévention, ainsi que relocalisation et sécurisation de la chaîne de valeur des médicaments essentiels. Les projets peuvent être portés individuellement par des start-up, PME ou ETI, avec un minimum d’un million d’euros de dépenses, ou par des consortiums incluant au moins une PME pour une assiette minimale de deux millions d’euros. Les grandes entreprises ne peuvent candidater que dans le cadre d’investissements initiaux en faveur d’une nouvelle activité économique en zone AFR. Le soutien public prend la forme de subventions et/ou d’avances remboursables.

Industrie bas carbone pour les PME – IBaC PME

Le 14 octobre sera le jour de la première relève de l’appel à projets IBaC PME. Piloté par l’Ademe et s’inscrivant dans sa stratégie Décarbonation de l’industrie, ce dispositif cible spécifiquement les petites et moyennes entreprises. Il finance des projets mono-partenaires d’innovation (recherche, développement, innovation) dont le coût total demeure inférieur à 1,5 million d’euros, afin d’accélérer le développement et la mise sur le marché de solutions industrielles bas carbone et durables. Se clôturant le 9 février 2027, son objectif est de soutenir des initiatives pragmatiques, d’un budget minimum fixé à 300 000 euros. L’enjeu est d’engranger des gains mesurables de CO₂ tout en sécurisant le passage du prototype à l’usage industriel.

Développement de briques technologiques et démonstrateurs – DEMIBaC

Le même jour, un autre appel à projets fera l’objet de sa première relève : DEMIBaC. Toujours sous l’égide de l’Ademe, ce dispositif cible les entreprises et les organismes de recherche, avec de projets ayant un budget minimum de 1,5 millions d’euros. DEMIBaC soutient des projets d’envergure qui engagent une mutation structurelle des procédés et des utilités du site.  Il comporte deux volets : le développement de briques technologiques innovantes et la mise en œuvre de démonstrateurs ; ou la constitution de consortiums comprenant des industriels fournisseurs d’innovations et des industriels utilisateurs prêts à accueillir ces solutions.

Prise de risque amont aval et massification – PRAAM

L’appel à projets PRAAM a pour objectif d’accompagner à titre expérimental le passage entre la recherche appliquée et la généralisation, à l’échelle d’un territoire, de méthodes permettant de réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques. Il s’adresse à des projets collaboratifs portés par des acteurs économiques en lien direct avec l’amont agricole et impliqués dans la valorisation des produits agricoles. Les initiatives doivent combiner plusieurs leviers techniques et organisationnels, prévoir leur déploiement massif auprès des agriculteurs, inclure un dispositif de validation par un tiers de confiance, mobiliser les acteurs clés des filières et mettre en place un accompagnement par la formation et le conseil. Chaque projet doit durer environ cinq ans et représenter une assiette minimale de 2 millions d’euros, abaissée à 500 000 euros en Outre-mer. Les aides sont octroyées sous forme de subvention, et lorsqu’elles concernent directement les agriculteurs, elles relèvent du régime de minimis, le porteur de projet ayant l’obligation de répercuter intégralement l’aide aux bénéficiaires finaux. La prochaine relève est fixée au 21 octobre.

Métaux critiques 2

L’appel à projets Métaux critiques 2 vise à réduire la dépendance des filières industrielles aux métaux critiques indispensables aux transitions énergétique, écologique et numérique. Il s’adresse à des projets d’innovation et d’investissement ambitieux, portés par des acteurs émergents susceptibles de devenir des compétiteurs internationaux ou par des entreprises déjà établies et reconnues pour leur excellence. Les thématiques concernées vont de la production de métaux primaires et issus du recyclage au développement de procédés de numérisation et d’automatisation de la production de matières premières, ainsi qu’à l’optimisation de l’usage des métaux, par la réduction des consommations spécifiques, l’amélioration des performances ou la substitution de matériaux. Les projets doivent obligatoirement présenter une assiette de dépenses minimale comprise entre 1 et 5 millions d’euros selon la catégorie de l’entreprise, être cofinancés par les bénéficiaires et concerner des travaux non engagés avant le dépôt du dossier. L’aide prend la forme de subventions et d’avances récupérables, avec une part de subvention plafonnée à 60 %. La prochaine relève interviendra le 12 novembre.

Financement des prototypes de technologies agricoles innovantes

Cet appel à projets vise à accompagner la présérie industrielle de machines et d’équipements agricoles intégrant des technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle, afin de valider en conditions réelles leurs modèles techniques et économiques. Les prototypes doivent démontrer leur capacité d’adaptation à la diversité des contextes pédoclimatiques, des systèmes de culture et d’élevage ainsi que des itinéraires techniques, tout en contribuant aux objectifs de l’agroécologie. Les expérimentations doivent mesurer des paramètres liés à l’ergonomie, la sécurité, la pénibilité du travail, le bien-être animal, la logistique agricole et la performance environnementale. Les projets peuvent porter sur la réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, la diminution d’intrants chimiques, l’amélioration de la gestion de l’eau, la protection contre les aléas climatiques ou encore la valorisation des effluents et des co-produits. L’assiette des dépenses éligibles est comprise entre 200 000 euros et 3 millions d’euros, avec un soutien public composé pour moitié de subventions et pour moitié d’avances récupérables. La prochaine relève de ce dispositif est fixée au 10 décembre.