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Maritime

Corimer 2026 prépare les futurs soutiens à l’innovation maritime

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Les points clés de cet article

Le Corimer a lancé un appel à manifestation d’intérêt afin d’identifier les projets innovants de la filière des industriels de la mer et de mieux cerner leurs besoins de financement et d’accompagnement. Ouvert jusqu’au 30 septembre 2026, ce recensement s’adresse à un large éventail d’acteurs et couvre des domaines tels que la décarbonation, la numérisation, les énergies marines renouvelables ou encore la cybersécurité. Les contributions recueillies serviront à préparer de futurs dispositifs de soutien et à orienter les priorités de la filière, sans constituer une demande de financement.

Dépôt jusqu’à fin septembre. Les porteurs de projet peuvent répondre à l’appel à manifestation d’intérêt jusqu’au 30 septembre 2026.
Une large ouverture. Entreprises, laboratoires, collectivités et autres acteurs de la filière peuvent présenter un projet, seuls ou en consortium.
Cinq priorités ciblées. Les projets doivent s’inscrire dans l’une des cinq feuilles de route technologiques du Corimer.
Des projets variés. Le dispositif accueille aussi bien des projets de recherche que des démonstrateurs, des pilotes ou des premières industrialisations.
Un recensement, pas un financement. L’appel à manifestation d’intérêt permet d’identifier les besoins de la filière afin de préparer de futurs dispositifs de soutien.

Dans une filière maritime confrontée à la décarbonation, au numérique, à la cybersécurité et à une concurrence mondiale accrue, le recensement 2026 du Conseil d’orientation de la recherche et de l’innovation des industriels de la mer (Corimer), s’adresse aux acteurs portant une innovation, un démonstrateur, une première industrialisation ou un projet structurant. Son objectif est de donner aux pouvoirs publics une vision des projets, des verrous et des besoins financiers afin d’orienter de futurs dispositifs de soutien. Il ne s’agit toutefois pas d’un guichet de financement : déposer une manifestation d’intérêt ne vaut ni demande de subvention ni promesse d’aide, et ne conditionne pas l’accès à de futurs appels à projets. La date limite pour la présentation des dossiers à l’appel à manifestation d’intérêt Corimer 2026 est fixée au 30 septembre 2026.

Pour les porteurs, l’intérêt est double. Ils peuvent signaler un besoin insuffisamment couvert et contribuer à la conception de prochains dispositifs, notamment dans le cadre de France 2030. Ils peuvent aussi être orientés, lorsque cela est possible, vers un mécanisme existant adapté à la nature ou à la maturité de leur projet. Le Corimer pourra également faciliter des rapprochements entre acteurs complémentaires, uniquement avec leur accord préalable.

Qui peut répondre à l’appel à manifestation d’intérêt Corimer ?

Peuvent répondre les entreprises de toute taille, les consortiums, les organismes de recherche, les établissements d’enseignement supérieur, les centres techniques, les plateformes technologiques, les collectivités, les gestionnaires d’infrastructures, les associations et les organisations professionnelles. Un consortium n’est pas obligatoire : le projet peut être porté seul, par un groupement constitué ou par des partenaires encore en cours de mobilisation. Les collaborations réunissant PME, ETI, acteurs émergents et organismes de recherche sont particulièrement encouragées.

Quels projets sont attendus ?

Les projets doivent contribuer clairement à au moins une des cinq feuilles de route du Corimer suivantes.

  • Smart ship concerne les navires intelligents, connectés ou autonomes, les jumeaux numériques, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.
  • Green ship vise la décarbonation, les carburants alternatifs, l’hydrogène, l’électrification, la propulsion vélique et l’efficacité énergétique.
  • Smart yard couvre la modernisation des chantiers et des usines maritimes par la robotique, la fabrication additive et la continuité numérique.
  • Future of offshore industry porte sur l’éolien et les énergies marines renouvelables, l’hydrogène offshore, la robotique sous-marine, ainsi que le captage et le stockage du CO₂.
  • Sécurité, sûreté et environnement maritime couvre les capteurs, satellites, drones, systèmes de communication et centres opérationnels.

Le Corimer attend aussi bien des projets de recherche collaborative que des pilotes en conditions représentatives, des démonstrateurs à bord d’un navire, dans un port, sur un site industriel ou en mer, des projets de première industrialisation et des outils mutualisés pour la filière. Une initiative ne relevant pas de ces catégories peut également être présentée si elle démontre son intérêt collectif et son rattachement aux priorités du comité.

Que doit contenir le dossier ?

Le dossier doit rester synthétique, mais suffisamment concret pour être exploitable. Le porteur devra préciser le besoin ou le marché visé, le cas d’usage, le caractère innovant ou structurant, les objectifs techniques et industriels, le calendrier, les jalons, les risques, le budget estimatif, les besoins de financement, le positionnement par rapport aux solutions existantes et la stratégie d’accès au marché. Le niveau de maturité technologique et industrielle doit être indiqué, sans qu’un seuil minimal soit fixé. Les retombées attendues pour la filière française – industrielles, économiques, sociales, environnementales ou territoriales – compteront dans l’appréciation du projet.

Les besoins à signaler peuvent couvrir la recherche industrielle, le développement expérimental, les prototypes, les essais, les qualifications, les certifications, l’accès à des infrastructures, les pilotes préindustriels, les capacités de production, les premières séries et les études réglementaires ou de marché. Les formes recherchées vont des subventions et avances remboursables aux soutiens à l’expérimentation, aux moyens d’essai, à l’investissement, à l’achat innovant ou aux premières commandes.